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Beaufort-en-Argonne

blason

Beaufort-en-Argonne est un petit village blotti à l’orée de l’immense forêt du Dieulet. Situé dans le département de la Meuse de la région de la Lorraine. Le village possède quelques vestiges anciens, comme le château et le moulin. La population (178 habitants) est stable depuis plusieurs années. L’activité principale est surtout tournée vers l’agriculture, mais de nombreux salariés sont occupés dans les industries locales, la papeterie de Stenay et la laiterie de Cléry. La commune de Beaufort, c’est un paysage de prairies entourées de forêts. Plus de la moitié des maisons du village au 19e siècle étaient des constructions à colombage et torchis, grâce à cette présence de la forêt et d’un sol argileux. Beaufort joua aussi un rôle très important dans l’histoire de la région. Sa charte d’affranchissement (1188), donnée par les comtes de Stenay et Grandpré. Grâce à elle, les seigneurs octroyèrent à la population une liberté totale pour gérer la commune. La charte de Beaufort fut ensuite copiée par la plupart des communes affranchies des environs. (Nous retrouvons là une similitude avec la charte de Jeanne de Laval pour la région de Beaufort en vallée). Malheureusement, l’original disparut lors de l’incendie du village en 1914. Le moulin, en activité jusqu’à la dernière guerre, fut transformé en magasin de la Coopérative Agricole Ardennaise.

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Beaufort posséda aussi une forge à Maucourt (entre 1827 et 1861) et une tuilerie. Mieux préservé que le village voisin de Beauclair, Beaufort a conservé une partie de son architecture rurale traditionnelle, ainsi qu’une partie de sa maison-forte, avec une tour d’angle de 5 m de côté et 15 m de hauteur. L’église Sainte-Catherine a été construite au XVIIIe siècle, et son choeur en 1910. Dans le cimetière, on remarquera deux tombes de soldats français du 120e Régiment d’Infanterie, tombés lors des combats de 1914, et les sépultures de cinq aviateurs anglais abattus en 1942.Quelques temps après la création de l’association « Beaufort de France », nous avions reçu un mot de M. Lionel Marmin. Né à Beaufort en Vallée en 1912, il fut le secrétaire général de la préfecture d’Orléans. Il nous faisait part d’un souvenir de son enfance à l’école de Beaufort en Vallée. Durant la guerre 1914-1918, il se souvenait avoir vu sur le bureau du maître, une boite, dans laquelle les enfants (dont les parents en avaient les moyens), pouvaient déposer quelques pièces pour aider les enfants de Beaufort en Argonne qui étaient à cette époque dans la zone des combats. C’était sans doute l’un des premiers échanges !